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Bodylift inférieur ou dermolipectomie abdominale inférieure circulaire

Après une perte de poids massive par régime ou après une intervention de chirurgie bariatrique (anneau gastrique, bypass ou sleeve) ou avec le vieillissement, il existe un excès de peau au niveau du ventre et des fesses.

Cet excès entraine une gêne esthétique, nue et à l’habillage avec un impact psychologique très important. Le bodylift inférieur est une chirurgie esthétique de la silhouette qui permet de traiter ce surplus de peau de façon circulaire à 360°. Il s’agit d’une chirurgie de plus en plus répandue et dans laquelle le docteur CHATEL a une grande expertise. Elle peut donner d’excellents résultats et constitue la première étape chirurgicale après amaigrissement massif. Dans certaines situations, l’assurance maladie peut prendre en charge une partie de l’intervention.

Bodylift inférieur : objectif de la chirurgie

Le but est de restaurer dans sa globalité la silhouette abdominale. L’intervention permet de traiter la peau en excès à la partie antérieur en retirant le bourrelet et en retendant l’abdomen tout en repositionnant le nombril à la bonne position et à la partie postérieure en liftant les fesses. La chirurgie aura également un impact sur le pubis qui sera lifté dans le même temps (permettant chez les hommes de désenfouir partiellement le pénis) ainsi que sur la cuisse qui apparaitra elle aussi liftée. Certaines procédures complémentaires peuvent être réalisés dans le même temps : lambeaux postérieurs, lipoaspiration, cure de diastasis, cure de hernie ombilicale. C’est le chirurgien qui décidera en consultation avec le patient si ces gestes sont nécessaires.

Préparation à l’intervention de bodylift inferieur

Consultations préopératoires

Un minimum de deux consultations est nécessaire à 15 jours d’intervalle. Le chirurgien recherche les raisons qui poussent le patient à se faire opérer et recueille l’ensemble des éléments médicaux indispensables au bon déroulement de l’intervention. Un examen clinique permet de déterminer avec le patient les objectifs de la chirurgie et les gestes associés. Une imagerie abdominale (échographie, scanner) peut s’avérer nécessaire avant l’intervention en cas de doute sur une hernie ou éventration ou lorsque l’abdomen a déjà été opéré à de multiples reprises.

 

Choix concernant l’intervention

Le chirurgien décide avec le patient les différentes options concernant l’intervention :

  • Les lambeaux fessiers (ou lambeaux LP) : le lifting des fesses entrainant inéluctablement une perte de projection, on propose chez certains patients (surtout chez les femmes) d’enfouir dans la fesse l’excès de graisse postérieur plutôt que de le retirer.
  • La lipoaspiration : elle peut concerner différentes zones lorsqu’il existe un excès de graisse associé (partie inférieure du dos, face externe des cuisses, partie supérieure de l’abdomen).
  • Cure de diastasis : chez les femmes ayant eu des enfants, il n’est pas rare de retrouver un écart entre les muscles droits de l’abdomen dû à la distension provoquée par la grossesse : c’est le diastasis. Celui-ci peut être corrigé en resserrant les muscles à l’aide d’une suture durant l’intervention.
  • Cure de hernie ombilicale : si une hernie et retrouvée au niveau du nombril lors de l’examen, celle-ci peut être corrigée dans le même temps si elle n’est pas trop volumineuse. Cela peut compromettre le bon apport sanguin et le chirurgien est alors obligé de sacrifier le nombril. Dans cette dernière situation, on pourra recréer un nombril (c’est l’ombilicopoièse) dans le même temps opératoire ou dans un temps ultérieur selon les possibilités.

 

Se faire opérer dans les meilleures conditions

Le patient doit être informé clairement des objectifs de la chirurgie et des cicatrices afin d’être opérée dans les meilleures conditions.

En cas de grossesse et/ou d’allaitement ou s’il existe un désir de grossesse dans les deux années à venir, le calendrier opératoire doit être adapté en conséquence.

Il est souhaitable d’attendre au moins six mois après une grossesse pour réaliser cette intervention.

La fin de la croissance est également nécessaire pour cette intervention.

Le poids doit être stable dans les six mois qui précèdent le geste opératoire et l’indice de masse corporel dans des limites acceptables (supérieur ou égal à 18 Kg/m2, inférieur ou égal à 30 Kg/m2). Si la patiente souhaite perdre ou gagner du poids, il est nécessaire de le faire avant l’intervention afin de ne pas compromettre le résultat.

Le tabac est une contre-indication formelle à ce type de chirurgie. Il est nécessaire de stopper toute prise de nicotine quatre semaines avant et quatre semaines après l’intervention au minimum (le seul substitut autorisé est la cigarette électronique sans nicotine).

L’opération de bodylift inférieur

Avant le bloc, le chirurgien passe dans la chambre faire les marquages qui le guideront durant l’intervention.

La procédure se déroule sous anesthésie générale. Elle nécessite deux positions (on commence avec le patient allongé sur le ventre puis sur le dos secondairement). Elle dure entre trois et quatre heures et varie selon la quantité de peau en excès et les gestes associés éventuels. Le chirurgien performe lui-même l’intervention en respectant ce qui avait été décidé avec le patient en consultation.

Il vérifie l’harmonie du résultat à l’aide d’un bâti avant de réaliser sa suture.

Les fils utilisés sont résorbables et aucun drainage n’est mis en place sauf exception.

Un pansement sec est appliqué sur les cicatrices et un vêtement de contention mis en place.

Bodylift inferieur : suites opératoires

Durée d’hospitalisation

Dans la majorité des cas, deux à trois nuits d’hospitalisation sont nécessaires. Le patient est convoqué le jour du bloc quelques heures avant à jeun et ressort deux à trois jours plus tard. Le chirurgien passe quotidiennement durant l’hospitalisation vérifier le bon déroulement des soins et c’est lui qui autorise la sortie.

 

Douleurs post-opératoires

L’intervention peut être douloureuse surtout lorsqu’une cure de diastasis est pratiquée Des antalgiques adaptés sont systématiquement prescrits pour soulager l’inconfort.

Bodylift inférieur : cicatrices

S’agissant d’un excès de peau, les cicatrices sont nécessaires. Dans la grande majorité des cas elles sont présentes de façon circulaire à 360° :

  • Au niveau abdominal, au-dessus du pubis à une hauteur ou les sous vêtement la dissimule et autour de l’ombilic
  • Au niveau des fesses, en aile de mouette ou en « V », toujours dissimulées dans le sous vêtement

Dans certaines situations, une cicatrice verticale supplémentaire peut être nécessaire :

  • De petite taille lorsque l’excès est modeste ou qu’une plastie abdominale avait déjà été pratiquée et qu’on ne peut pas retirer toute la peau entre le pubis et l’ombilic
  • De grande taille lorsque l’excès est majeur et qu’un bourrelet dans la partie haute de l’abdomen gêne la patiente (plastie en fleur de lys ou de la Plazza)

 

Consignes post-opératoires précoces

Les cicatrices doivent être lavées tous les jours sous la douche en faisant ruisseler l’eau et le savon avant d’être séchées avec une serviette propre. Le pansement peut être déballé avant ou pendant le douchage.
A la fin de la toilette, les soins sont réalisés quotidiennement à domicile par une infirmière selon un protocole établi par le chirurgien. Enfin le vêtement de contention est mis en place par-dessus les pansements. Ce dernier doit être lavé régulièrement (il n’y a aucune conséquence à ne pas le porter deux heures dans la journée).

Une anticoagulation préventive ainsi que le port de chaussettes de contention sont nécessaires pendant les quinze jours qui suivent la sortie afin de réduire le risque de phlébite/embolie pulmonaire.

 

Le premier rendez-vous de contrôle a lieu après deux semaines et c’est le chirurgien lors de cette consultation qui détermine si les pansements peuvent être arrêtés.

 

Consignes postopératoires à distance

Le vêtement de contention est porté quatre semaines (trois mois en cas de cure de diastasis) au total jour et nuit.

La protection solaire des cicatrices est indispensable dans l’année qui suit l’intervention, y compris lors du port de maillot de bain clair.

Après quatre semaines postopératoires, afin de diminuer le risque de cicatrices visibles, des massages peuvent être réalisés (deux par jour durant cinq minutes et pour une durée de trois mois au minimum) avec une crème hydratante. L’alternative des pansements siliconés peut être intéressante et doit être discutée avec le chirurgien.

Des contrôles sont effectués à un mois, trois mois et un an post-opératoire.

Le résultat définitif de l’intervention peut être apprécié trois à six mois plus tard en raison de l’œdème post-opératoire.

 

Bodylift inférieur : précautions post opératoires

La reprise de l’activité physique n’est possible qu’à quatre semaines post-opératoire (trois mois en cas de cure de diastasis) en absence de problème de cicatrisation.

Le sauna, hammam, les bains y compris en piscine ou eau de mer ne sont possibles qu’après cicatrisation complète un mois après le geste.

Informations complémentaires sur le bodylift inferieur

Complications éventuelles

Comme pour tout geste chirurgical, une complication peut survenir (hématome, infection, désunion).

L’un des risques spécifiques du bodylift inferieur est la nécrose de l’ombilic. Il s’agit d’une complication rare survenant surtout chez les patients fumeurs et ayant déjà été opéré du nombril.

 

Bodylift : tarifs

Il peut s’agir de chirurgie réparatrice et l’intervention est alors partiellement prise en charge par la sécurité sociale. Le chirurgien fournit à la patiente une demande d’entente préalable et c’est le médecin conseil de la sécurité sociale qui donnera ou non son accord pour la chirurgie. Dans les autres cas, Il s’agit d’une chirurgie esthétique non remboursée. Les devis dépendront de plusieurs paramètres (choix de la structure de soins, de la chirurgie, de la complexité du geste) et seront fournis à la patiente en consultation.

Une grille tarifaire approximative est disponible sur le site.

 

Arrêt de travail

Lorsque l’intervention est prise en charge par l’assurance maladie, un arrêt de travail peut être justifié. La durée de celui-ci dépend de la pénibilité de l’emploi et dure de trois à quatre semaines selon la chirurgie pratiquée.

Dans les autres cas, aucun arrêt de travail ne peut être délivré. Il est donc nécessaire de prévoir un temps de congé après l’intervention. La durée de celui-ci dépend de la pénibilité de l’emploi mais il faut envisager trois à quatre semaines de repos en général.

 

Sensibilité de l’abdomen

Les troubles de la sensibilité après un bodylift inférieur dans la partie basse du ventre sont fréquents. Dans la grande majorité des cas ces troubles disparaitront ou s’atténueront fortement à distance la chirurgie.

 

Les grossesses après un bodylift

Elles ne sont évidemment pas contre indiquées et restent tout à fait possible. Cependant, pour des raisons évidentes concernant le résultat esthétique, il est préférable de ne pas avoir de projet d’enfant à court terme avant de pratiquer cette intervention.

 

La récidive

Lors des variations de poids importantes, des grossesses ou avec le vieillissement, la peau abdominale peut se détendre à nouveau. Une nouvelle intervention peut être pratiquée en reprenant les mêmes cicatrices.

 

Liens utiles

Le Docteur Harold Chatel

Chirurgien esthétique et plasticien spécialiste de la chirurgie de la silhouette / chirurgie du corps, de l’abdomen, des membres et de la culotte de cheval, exerçant à Paris 16ème.

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